Le réseau EBORN, premier réseau français en nombre de recharge !

Les annonces des personnalités politiques se succèdent en faveur de la mobilité décarbonnée. Après le Ministre de la Transition Ecologique M. Hulot qui a annoncé le 6 juillet dernier "la fin de la vente" des véhicules essence et diesel d'ici 2040, le ministère chinois de l'Industrie a annoncé le 11 septembre dernier qu'il préparait l'interdiction des véhicules à propulsion thermique dans tout le pays.

Cet engouement en faveur des véhicules électriques et hybrides rechargeables est porté en France par une politique publique sans ambiguïté depuis quelques années. Des incitations, notamment financières, au déploiement d’infrastructures de recharges publiques puis privées ont été mises en place (Programmes d’Investissements d’Avenir – ADEME – ADVENIR). Choix traditionnel entre la poule et l’œuf, ces bornes de recharge s’avèrent indispensables pour initier une conversion massive des français en faveur de la mobilité décarbonnée. N’oublions pas que le chiffrage national des coûts liés aux problématiques de santé publique dues à la pollution de l’air est astronomique ! Et même si la France se situe parmi les bons élèves, la marge de progrès est énorme, au moment où la majorité de la planète prend conscience des enjeux climatiques. L’accord de Paris 2015 en est un symbole, la non convergence du Président américain une belle aspérité, parfaitement liée à la fin de l’ère du pétro-dollar, en passe d’être remplacée par des monnaies issues d’un monde multipolaire, et dont l’un des leaders émergents n’est autre que le pétro-gazo-auro yuan. Après une course à payer des royalties au 20ème siècle pour suivre les technologies occidentales, la Chine prend désormais les devants et affirme sa recherche sur la mobilité « propre » du futur comme l’une des plus avancées mondialement.

En France, le sujet est en plein boom. Sujet stratégique et politiquement bankable pour de nombreux acteurs, publics et privés, on retrouve pourtant certains faiseurs très opérationnels, comme les syndicats départementaux d’énergie qui ont osé se lancer dans l’aventure aux plans d’affaires très incertains, par défaut du privé. Le nombre d’infrastructures de recharge connaît une croissance très importante, dopant la vente de véhicules électriques et hybrides rechargeables, avec plus de 20 000 points en France en septembre 2017. Pourtant, il faut être devin pour prédire l’exactitude du modèle et la place exacte des véhicules électriques, versus véhicules hybrides rechargeables, thermiques ou encore hydrogène à venir d’ici 5-7 ans. Mais le résultat est déjà là, grâce à l’action de nombreux protagonistes.

Dans le département de l’Isère, le SEDI, Syndicat des Energies du Département de l’Isère, a ainsi déployé en 2017 une borne de recharge tous les 10km, maillant le département entièrement, y compris dans des zones moins «rentables ». « La force publique joue pleinement son rôle pour initier un sujet complexe et novateur, en s’appuyant sur des acteurs privés pour déployer des infrastructures de manière efficiente et en veillant à une desserte de tous les territoires » précise Bertrand Lachat, Président du SEDI. Sujet initié en 2015, l’ouverture du service fin janvier 2017 est d’ores et déjà un succès. Fondant le réseau EBORN avec les syndicats départementaux d’énergie de l’Ardèche, de la Drôme, des Hautes-Alpes et de la Haute-Savoie, le réseau, fièrement propulsé et mis en œuvre par la filiale SPIE Citynetworks de la société SPIE, se place désormais premier réseau national en nombre de recharge et l’un des premiers européens, en couplant un haut niveau de service pour l’usager (possibilité de réservation, payement par badge ou carte bleue, applications…) avec un coût minimum (3€ la charge actuellement). Avec près de 800 abonnés à l’été 2017 et 2500 charges mensuelles, l’action pour la mobilité propre est forte et conjointe, représentant 17 tonnes de CO2 évitées et 145 000 km de recharge en août.

Pourtant un autre objectif du réseau EBORN est bien d’être le premier à montrer que le modèle économique de ce déploiement d’infrastructures peut être rentable d’ici 5 ans. Pour cela, le SEDI fait confiance notamment à CITELEC Grenoble, véritable pépinière d’acteurs jouant un rôle dans la promotion de l’électromobilité : secteur public, secteur privé, utilisateurs, médias, associations, constructeurs automobiles, lobbyistes, banques, promoteurs, chercheurs, déployeurs… Dynamisés par son Président Jean-Benoît Carreau, tous ces acteurs œuvrent pour faire changer les mentalités et développer la mobilité électrique au meilleur rythme possible.

Prêts pour rejoindre le mouvement ? Alors documentez-vous sur les véhicules, pensez à l’autopartage et au covoiturage, et commandez gratuitement votre badge de recharge EBORN, avec interopérabilité nationale et tarifs minimum, sur www.sedi.fr

Aymeric de Valon, Directeur Général du SEDI